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Découvrez l’interview exclusive de Christine Lagarde pour Financi’Elles

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Dans une interview exclusive donnée à Financi’Elles dont elle est la marraine, Christine Lagarde @Lagarde s’exprime entre autres sur les bénéfices de la diversité, l’importance de la présence d’hommes dans des réseaux dédiés à cette thématique, la place que l’ambition doit tenir chez les femmes.

https://www.youtube.com/watch?v=0DyIujNTBy0&feature=youtu.be

Découvrez cet échange conduit par Jennifer Baert, du réseau NEO de Euler Hermès, récent membre de Financi’EllesJennifer Baert

#OpportunitiesForAll #ConfidenceInTomorrow #RoleModels #Inspiration

Publiée pour Financi’Elles par Ariane Bénard Mechler 

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3 questions à Eléna Fourès, une femme de tête

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Eléna Gamzé – Fourès Ph.D., Sorbonne 1981

Eléna Gamzé – Fourès
Ph.D., Sorbonne 1981

Le genre est l’invariant identitaire absolu

1 – Pourquoi le sujet du leadership au féminin est-il à la mode aujourd’hui?  Où en est la place de la femme dans la société française ?

EF :  Ce n’est pas un sujet d’aujourd’hui car cela fait dix ans que nous en parlons. A propos du genre, nous avons des études scientifiques qui contredisent une plateforme idéologique notamment en France qui dit qu’il n’y a aucune différence entre les hommes et les femmes. Récemment j’ai assisté à un évènement autour de la « Gender Resilience » où le débat portait sur : qui est le plus résilient : femmes ou  hommes ? Le panel a prétendu qu’il n’y avait pas de différences entre la résilience des femmes ou des hommes – posture politiquement correcte -, mais scientifiquement inexacte.

Aujourd’hui, le périmètre de pouvoir est encore majoritairement dédié aux hommes. L’entrée des femmes dans cette sphère de pouvoir constitue donc une forme de menace pour eux. Les femmes ne sont pas traitées pareil que les hommes ; par exemple, quand on évoque la nomination d’une femme, on parle souvent du nombre de ses enfants, on ne le fait pas pour un homme pour des raisons sociétales et culturelles.

Les femmes ont investi la sphère de l’expertise dans tous les domaines et même si des métiers se sont fortement féminisés, ne nous y trompons pas ; le pouvoir appartient encore aux hommes – hormis peut-être dans le monde politique où nous observons aujourd’hui une certaine forme de parité.

Quand on parle de leadership au féminin et pour prendre le pouvoir, il faut développer d’autres qualités et aptitudes que le dévouement et la capacité à se sacrifier.

2 – Comment expliquez-vous que la conscience collective des femmes soit si peu développée ? Y-a-t-il une forme de conditionnement des femmes en France ?

EF : Je ne crois pas qu’il y ait une conscience collective mais je parlerais plus volontiers d’un conditionnement social, avec des spécificités culturelles.  Ainsi les femmes françaises ne sont pas les mêmes que les Russes ou les Italiennes. En France, il y a des traits communs à l’identité féminine en raison de l’éducation, la culture, la tradition et les rôle modèles incarnés par les mères et tantes. On observe une souffrance des femmes quarantenaires ou plus en France car la plupart avaient des mères qui ne travaillaient pas. C’est moins vrai chez les femmes qui ont moins de trente ans.

La conscience collective est un concept psychologique et non scientifique et c’est la raison pour laquelle je ne souhaite pas m’exprimer sur le sujet. Ce que je peux dire c’est qu’il existe un conditionnement culturel spécifique qui fait que les femmes sont effrayées à l’idée que l’on dise « c’est parce qu’elle est jolie qu’elle a été promue ». La dominante du comportement collectif féminin en France est la peur d’exprimer son côté « femme ». Dans l’éducation française, il y a un fond qui fait que les femmes n’ont pas confiance en elles et manquent de fierté d’appartenance. Il est impossible d’être leader et de prendre le pouvoir pour les femmes si elles se considèrent comme non légitimes. Le leadership se construit nécessairement avec l’acceptation de soi.

3 –  Qu’est-ce qui est incompatible avec le leadership?

EF : J’évoquerais en premier lieu la peur : on ne peut pas avoir peur et être leader. Puis, l’incapacité de dire non qui en découle. J’ajouterais l’absence de vision et de convictions. Le conformisme est également incompatible avec le leadership. Enfin le manque de confiance et de respect de soi fait que vous ne pouvez avoir une posture de leader.

Interview réalisée en Octobre 2018 par Ariane Bénard Mechler pour Financi’Elles

A propos de Eléna Fourès : 

Executive coach international, Eléna a 29 ans d’expérience sur les 3 continents dont 20 ans en Europe. Multiculturelle, née en URSS, Elena travaille en 5 langues. Spécialiste reconnue du développement des dirigeants, Eléna intervient dans les Grands Groupes Multinationaux de Finance, d’Industrie et de Services sur les sujets de Standards de Leadership, Gender Leadership, Performance d’organisations, Cultural factor & business development. Elle a publié en 2010 « Leadership au féminin » paru aux Editions Progressor, traduit en allemand en 2013,  « Le Guide de Mentor » en 2014 et «Le Guide de Mentoring » en 2015.

OUVRAGE FOURES

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Rencontre avec Tadja AL MIKDAD, une femme aux multiples casquettes

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1 РComment vous d̩finiriez-vous en quelques lignes?

 J’ai eu un parcours atypique. Bachelière très jeune, j’ai étudié en Algérie et au Burkina Faso avant de finir mes études en France, en Sciences Economiques et en Gestion. J’ai travaillé durant 7 ans en tant que consultante en informatique avant d’intégrer BNP Paribas en 2009. Les expériences particulières tant personnelles que professionnelles que j’ai vécues m’ont permis d’avoir une ouverture d’esprit et ont développé une capacité d’adaptation.

2 – Vous avez été lauréate de la Fondation Cetelem  « Eduquer pour entreprendre » en 1998. Il semblerait que la transmission de connaissances soit dans votre ADN. Pourquoi d’après vous?

Durant mes études, j’avais déposé un dossier de bourse d’études exceptionnelles auprès de la Fondation Cetelem, avec l’ambition d’ouvrir une crèche pour enfants handicapés au Niger, afin de leur donner les moyens d’évoluer dans un milieu serein et apprenant. Je rêvais déjà à l’époque de transmission de connaissances vers des personnes vulnérables. Mon dossier avait été retenu, mais malheureusement, ce projet n’a pas vu le jour. Je ne désespère pas, il n’est jamais trop tard. 

3 – Quelle est votre définition de l’entrepreneuriat et comment en êtes-vous arrivée là? Pensez-vous que les femmes et les hommes aient une approche différente de l’entrepreneuriat?

 Pour moi, l’entrepreneuriat est la liberté de vivre une aventure qui nous ressemble. Inspirée par ma mère qui est entrepreneure également, ce projet est né à la suite d’une expérience professionnelle qui m’a permis de comprendre que pour réaliser ses rêves et atteindre ses objectifs, il fallait vraiment y croire et s’en donner les moyens. L’approche que j’ai eu dans cette expérience n’est probablement pas différente de celle que pourrait avoir un homme et les difficultés rencontrées sont ou seront probablement les mêmes. Avec  mes associés dont mon mari et une amie, nous avions décidé de nous lancer dans cette belle histoire avec comme difficulté majeure, le fait de travailler la semaine et d’entreprendre le soir et le week-end. Fatiguant mais stimulant assurément !

 4 – Parlez nous en quelques lignes de votre dernier bébé : Connect Parc.  Comment arrivez-vous à concilier votre vie de collaboratrice dans un grand groupe bancaire, votre vie d’entrepreneure et votre vie privée?

 connectparcConnect Parc est un lieu d’interpellation à l’apprentissage dont l’objectif premier est de préparer les enfants aux métiers de demain. 

Notre programme s’appuie sur des techniques issues des méthodes de gestion de projets collaboratives et de stimulation de la créativité et de l’innovation, telles que le design thinking et le Lean startup 
Au travers d’ateliers ludiques et expérientiels, les enfants découvrent les bases de la programmation et apprennent à créer leurs propres histoires et jeux interactifs. Ils programment des robots et sortent du cadre. 

Au sein de BNP Paribas, j’ai eu la chance de rencontrer des personnes qui m’ont challengée.  En outre, en charge de l’innovation pour l’une des fonctions du Groupe BNP Paribas, j’ai pu rencontrer des jeunes entrepreneurs inspirants. 

Mon mari étant l’un de mes associés et nos enfants étant inscrits aux ateliers, ceci me permet de concilier ma vie d’entrepreneure et ma vie privée. Après un an, je me rends compte que cette aventure n’aurait pas été aussi intense si ma famille n’en faisait pas partie. Le fait de travailler en semaine ne facilite pas les choses puisque nous nous consacrons à notre projet le soir et les week-ends. Cependant, nous sommes 3 associés à nous soutenir mutuellement. Certes les journées sont longues mais elles sont aussi tellement passionnantes ! 

5 – Selon vous, c’est quoi l’ambition au féminin? Auriez-vous des conseils à donner à nos adhérentes?

 Ma mère étant entrepreneure, je l’ai prise comme modèle et comme un moteur pour réussir ce projet – et aussi la rendre fière de moi –. Je ne sais pas si on doit parler d’ambition au féminin car je n’aime pas vraiment cette différenciation. Il est vrai qu’en tant que femmes, il arrive parfois que nous sous-estimons nos capacités à entreprendre, mais j’imagine que certains hommes le font aussi. 
Actuellement, l’entrepreneuriat féminin est encouragé et il y a quelques incubateurs qui sont dédiés aux femmes et favorisent la mixité dans la Technologie, à l’instar de ConnectHers de BNP Paribas ou Willa (anciennement Paris Pionnières), ce qui permet de mettre en avant les initiatives des femmes et de bien les accompagner. 

 Je n’aurais pas la prétention de donner des conseils parce que j’ai encore beaucoup à apprendre, je constate juste que dans le monde des fintechs et de la technologie, il y a plus d’hommes que de femmes entrepreneurs. Aussi, je me permettrai de rappeler qu’en 1843 la première personne qui a écrit un code informatique était une femme « Ada Lovelace » et qu’à ce titre, je dirai à celles qui hésitent : Mesdames, osez sortir du rang, vous ne le regretterez pas!

Retour d’expérience d’une cliente de Connect Parc et membre du Comex de Financielles, Ludivine LABARRE

Ludivine LabarreCela fait maintenant un an que je connais Tadja Al Mikdad puisque mon fils de 7 ans participe à l’un des cours hebdomadaire de Connect Parc. J’avais entendu parler d’une initiation au code pour les enfants dans mon quartier à la rentrée 2017 et j’ai trouvé l’approche très séduisante et complémentaire des enseignements scolaires. La séance d’essai achevée, sa motivation était déjà bien réelle, boostée par l’opportunité de pouvoir utiliser des robots tout format et de comprendre comment fonctionne un ordinateur ! Les séances consistaient par exemple à élaborer des circuits (suites logiques gauche / droite et jeux de lumière) pour guider des robots et à construire des animations avec des algorithmes simples.

Je suis très admirative du lancement de cette initiative par Tadja et ses associés parce que c’est une opportunité offerte aux enfants de façon ludique de « décoder » les technologies de demain et de susciter des interrogations sur les usages actuels des appareils connectés qui nous entourent. D’ailleurs, on voit de plus en plus d’initiations au code fleurir à Paris et en province. Mais ici, combiner activité professionnelle et lancement d’une start up est une belle performance d’autant que l’on perçoit le souhait permanent de se réinventer. Bonne humeur, découverte et bienveillance résument assez bien l’expérience de cette première année. Nul doute que nous allons vite retrouver le chemin du Connect Parc dans quelques semaines !

Propos recueillis par Ariane Bénard Mechler pour Financi’Elles et l’Association BNP Paribas MixCity

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Rencontre avec la solaire Céline Mas

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1 – Céline, vous êtes impliquée depuis une quinzaine d’années pour les droits des femmes. Pourquoi un tel engagement ?

Très jeune, j’ai assisté à des scènes sexistes et j’en ai subi. Comme l’immense majorité des femmes dans le monde au demeurant. Vous savez cette manière de faire sentir aux femmes qu’elles doivent tenir une certaine place – façonnée par d’autres, souvent des hommes –  et s’y cantonner. Ça a heurté mon sens de la liberté ; j’étais indignée.

L’indignation est un bon moteur, quand elle cherche à construire du neuf.

Mon engagement n’est pas fondé sur une revanche, une amertume mais nourri par la soif de justice et de dignité. Contribuer à des initiatives qui cherchent à faire société commune, femmes et hommes, via un contrat social garantissant l’égalité pour les unes sans contredire ou limiter l’égalité des autres.

2 –  Vous êtes associée d’Occurrence, un cabinet d’études et de conseil, mais aussi depuis le 13 juin dernier la nouvelle Présidente de ONU Femmes France. Où et comment trouvez-vous l’énergie et le temps pour exercer ces 2 missions ?

Vous savez, il y a une période passée où j’avais beaucoup plus d’activités ! Je tournoyais plus que je ne me concentrais. En vérité, cette exploration fut indispensable. On a parfois besoin d’ouvrir des centaines de portes pour enfin entrer dans ce qui ressemble à sa place. Devenir soi-même, comprendre ce que l’on désire, ce n’est pas du copier-coller. Ça demande une indépendance de jugement et du temps pour la forger.

Aujourd’hui, je partage ma vie avec conviction entre trois activités principales, dont la Présidence d’ONU Femmes France, mission bénévole. Nous représentons en France depuis 5 ans l’agence onusienne dont le siège est à New-York. Nous développons des actions de plaidoyer et des levées de fonds pour des programmes de terrain pour les femmes dans une centaine de pays du monde.

Tous les jours, je fais des choix d’organisation pour favoriser ces activités, et des sacrifices aussi. Il y a toujours des sacrifices à faire pour se donner à un projet. Mon entourage me soutient et ça me donne l’entrain nécessaire. Je laisse aussi place à ce qui n’est programmé mais sans m’y perdre. 

Rester rivée sur ce que je veux vraiment, mon essentiel. C’est ma philosophie de vie.

3 – D’après vous, quelles sont les frontières que les femmes doivent repousser pour vivre leurs ambitions ?

Beaucoup de frontières encore. Elles sont liées à l’endroit où vous êtes née, au lieu où vous vivez. Si vous êtes en terrain de guerre ou de crise humanitaire, vous avez de fortes chances d’être torturée, violée, au-delà des épreuves terribles touchant votre santé, les membres de votre famille, votre capacité à vous nourrir. L’année dernière, ONU Femmes est intervenu auprès de 121 000 femmes et filles dans 31 pays en situation d’urgence. Il faut continuer et amplifier l’accès à ces aides. Ces situations spécifiques cohabitent avec une constante : sur tous les continents et pour l’ensemble des thèmes économiques, sociaux, politiques, environnementaux, le retard est considérable en matière d’égalité et de droits des femmes. L’accélération est impérative.  

La culture et l’évolution des mentalités sont décisifs pour rendre les changements réels on le sait. Aucun changement structurel ne peut être achevé sans la participation consciente, voire proactive, des citoyens.

Dans ce contexte, les femmes ont deux autres frontières majeures à dépasser : la culpabilisation, que le machisme et la culture, font peser sur elles. Non, elles ne sont jamais responsables, encore moins coupables, de comportements sexistes, violences ou discriminations à leur encontre ! En ce sens, le mouvement #MeToo a libéré leur parole. Des hommes ont également exprimé leur soutien et leur envie que ce monde change. Au sein d’ONU Femmes, le mouvement HeForShe que nous portons s’inscrit dans cette dynamique : femmes et hommes, ensemble, pour l’égalité afin d’y arriver plus vite et plus massivement. La deuxième frontière est celle de la confiance en soi, pas comme sentiment de toute-puissance. Simplement croire en ses capacités et être consciente de ses limites. Les femmes ont été trop souvent reléguées aux seconds rôles, ça n’a pas aidé. A chaque fois qu’une femme se bride, se diminue, s’enferme dans un schéma pré construit pour elle sans avoir essayé d’aller à contre-courant, elle coupe dans ses vivres. Au bout de dix ans, elle aura amputé son existence de beaucoup de possibilités.

Choisir, décider, avancer en toute autonomie, malgré les peurs et les doutes qui font toujours partie de la vie, ça doit redevenir possible pour toutes les femmes.

4 – Dans 10 ans, comment voyez-vous la place des femmes dans la société? Comment aura-t-elle évolué ?

Je suis optimiste donc j’ai tendance à croire que le sujet sera encore plus haut dans l’agenda des gouvernements, que des lois nouvelles ou rénovées auront permis de mieux définir et sanctionner les cas de harcèlement, les violences, le sexisme ordinaire. Il y également des sujets de prospectives passionnants liés au développement durable, dont les responsables politiques et les leaders de la société civile peuvent se saisir. Les études montrent que prendre en compte le genre dans les politiques de développement, de gestion durable des forêts, de l’eau, des énergies renouvelables, renforce l’impact et accroit les bénéfices socio-économiques de ces politiques. L’atteinte des 17 objectifs mondiaux de développement durable (ODD) des Nations Unies ne sera complète que s’ils bénéficient autant aux femmes qu’aux hommes. Un monde meilleur où la moitié de l’humanité est laissée de côté est un non-sens absolu.

Je crois aussi à l’évolution des mentalités, avec l’arrivée notamment de jeunes générations, femmes et hommes, pour qui le sexisme est hors de propos.

En revanche, optimisme n’est pas naïveté : il ne faudra jamais cesser d’être attentif et combatif. L’activisme est une nécessité. Les droits des femmes sont un espace aux murs mobiles : chaque fois que vous cédez du terrain, il se contracte, les murs se rapprochent, vous perdez des droits. Par ailleurs, pour un changement massif, dix ans, c’est court. Le WEF estimait en novembre dernier qu’il faudra plus de 200 ans pour qu’enfin, l’égalité soit une réalité partagée. Un immense travail est devant nous.

5 – Quel regard portez-vous sur les femmes dans la finance? Aviez-vous déjà entendu parler de Financi’Elles?

 Un regard plein de curiosité. Je ne connais pas bien ce monde de l’intérieur mais ce que j’en perçois, c’est que ce fut une sphère codifiée et fief masculin pendant des siècles. Le chiffre et la gestion financière sont un apanage masculin historiquement. Rappelons qu’il a fallu attendre en France 1965 pour qu’une femme soit autorisée à ouvrir un compte en banque et à travailler sans l’autorisation de son mari.

La percée des femmes dans ce secteur a dû être et doit être encore une conquête, quelle que soit l’intensité qu’on projette dans le mot. Il y a sans doute encore beaucoup de pédagogie à avoir pour raconter les différents métiers et montrer qu’ils sont accessibles aux femmes ! Des parcours comme Christine Lagarde au FMI sont des role models importants ; il en faut aussi à tous les échelons car chaque femme a des ambitions qui lui sont propres et c’est respectable.

Rastignac est définitivement ringard ! Vive les femmes puissantes du 21ème siècle dont l’ambition est avant tout leur choix, libre et épanoui ! Au sommet des responsabilités et des objectifs qu’elles se fixent, en maitrise de leurs destins.

Quant à Financi’elles, vous êtes connu(e)s et reconnu(e)s pour être une fédération inédite de réseaux de femmes leaders dans la finance et l’assurance. Vous partagez des bonnes pratiques, des données autour de la mixité et prodiguez de l’accompagnement pour des femmes du secteur. Voilà ce que j’en sais spontanément. Et je suis certaine que vous gagneriez à être encore mieux connues : comment vous rejoindre, quelles sont toutes vos prérogatives, que cherchez-vous à faire etc…A vous !

 Propos recueillis en Août 2018 par Ariane Bénard Mechler, membre du Comex et du Comité Communication de Financi’Elles
Contacts Comité Communication Financi’Elles (par ordre alphabétique)/ Ariane Bénard Mechler/Corinne Couteau/Florence Hovsepian/Christine Laroulandie/Valérie Leselbaum Stepler/Anne Sylvie Piot
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Enquête Eté 2018 Financi’Elles sur les Femmes et l’Ambition

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en direct des réseaux !

femmes et ambitionsDu 12 au 27 juin 2018, et dans le cadre de l’événement Women For Future organisé avec la Tribune, Financi’Elles a interrogé l’ensemble des membres de ses réseaux, via une étude en ligne autour des femmes et de l’ambition. Les réseaux se sont mobilisés et près de 500 membres – parmi lesquels 10% d’hommes – ont répondu à cette étude.
Voici ce qui se dégage des résultats :

On sent les femmes volontaires, car près de 81% des interrogé(e)s déclarent que les femmes sont aujourd’hui ambitieuses. Les femmes se sentent bridées dans leurs intentions. Seul(e)s 7% trouvent les femmes très ambitieuses aujourd’hui et 53% pensent que la situation ne s’est pas améliorée au cours des deux dernières années. Les facteurs sont nombreux et puissants : pour 77% des interrogé(e)s, c’est l’équilibre vie pro / vie perso qui est en jeu. Pour 2/3 d’entre eux / elles, il y a également beaucoup d’auto-censure. On évoque aussi le manque de confiance (61%) et le manque d’équité au moment du traitement des promotions (51%).
La majorité (60%) pense en outre que les femmes ambitieuses sont perçues comme carriéristes, un terme aujourd’hui encore perçu comme très péjoratif. On pense tout de suite à des expressions comme « elle a les dents longues » alors que des adjectifs plus positifs tels que dynamiques ou inspirantes avaient été proposés.

femme et ambition
Selon les interrogé(e)s, il faudrait donc agir sur plusieurs leviers complémentaires, tout au long de la vie et aller au-delà du monde professionnel, afin d’aborder les notions d’enseignement et d’équilibre vie professionnelle / vie personnelle des femmes : 70% pensent en effet que la solution serait l’équilibre vie pro / vie perso, 67% citent un dispositif d’accompagnement (ex : mentoring, conférences, ateliers…) et 59% pensent qu’il faut développer la prise de confiance en soi dès le plus jeune âge, via des modules tout au long de la scolarité.

En bref, la route reste encore longue à parcourir, même si l’on voit émerger des solutions et des initiatives encourageantes.

Etude pilotée par le Comité Communication de Financi’Elles (par ordre alphabétique) – Ariane Bénard Mechler/Corinne Couteau/Florence Hovsepian/Christine Laroulandie/Valérie Leselbaum Stepler/Anne Sylvie Piot

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Interview de Sylvaine Emery, HUMANIS EQUILIBRES, réseau d’Humanis

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Sylvaine EmerySylvaine, pouvez-vous en quelques mots revenir sur la création du réseau chez Humanis ?

Une première tentative de création de réseau, initiée il y a quelques années, n’avait pas abouti par manque de méthode : le management n’avait pas été assez associé à la réflexion, donc la démarche n’a pas vraiment pu se concrétiser. C’est ce constat d’échec initial qui a enclenché une nouvelle vague de réflexions. C’est à la faveur d’un contact entre notre Directeur Général et Anne Guillaumat  de Blignières, l’une des fondatrices de Financi’Elles, que la décision a été prise d’y adhérer. Dès lors, le projet de réseau redevenait d’actualité.

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Interview de Jennifer Baert, Présidente du réseau NEO d’Euler Hermes

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Jennifer BaertDepuis sa nomination à la présidence du réseau en mai 2017, Jennifer Baert n’a pas chômé : NEO a changé de nom, s’est doté de nouveaux objectifs et s’est transformé : outre le fait de s’ouvrir aux hommes, le réseau s’est déployé dans toutes les implantations du groupe à l’international.

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Déjeuner des Présidentes de Financi’Elles chez Euler Hermes NEO

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Le 15 juin, le réseau Euler Hermes NEO a accueilli le déjeuner des Présidentes de Financi’Elles au siège du groupe situé dans la Tour First à La Défense. Euler Hermes NEO a rejoint Financi’Elles l’année dernière et étaient donc à l’ordre du jour de ce déjeuner une présentation du réseau NEO et un retour d’expérience sur l’adhésion récente. Des membres du comité exécutif de NEO étaient présents pour présenter les principales initiatives du réseau, et notamment les cercles de mentoring ou mentoring collectif, qui sont mis en place par NEO depuis plusieurs années. NEO a également la particularité de s’être ouvert aux hommes depuis l’année dernière et Nabil Khabir qui a récemment adhéré à NEO a également partagé son expérience d’homme dans un réseau mixité.

Les participant-e-s à ce déjeuner étaient : Agnès Tran-Pommel, Anne-Sylvie Piot,  Lucile Gubler,  Priscilla Cournede, Valérie Vitter-Mouradian, Véronique Rogan, Stéphanie Passet, Jennifer Baert , Mélanie Sohet, Romina Fourreau,  Ana Boata, Charlotte Solaux, Nabil Khabir .

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Rencontre avec Frédérique Cintrat, la sympathique auteure de « Comment vient l’ambition? »

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FCintratLFrédérique, vous venez de mettre à jour votre livre » Comment vient l’ambition ? ». Pourquoi cette thématique et la nécessité d’une actualisation ? 

Le sujet de l’ambition, au sens envie d’avoir des projets, de les réaliser et de progresser, ne m’a en fait jamais quitté. Déjà en classe préparatoire HEC, une discussion assez vive avec un camarade de classe qui me disait « vous les filles, vous n’avez rien à faire ici, en plus vous nous prenez les places au concours », m’avait poussée, entre autres,  à écrire à un appel à témoins pour un débat télévisé sur le thème « Comment l’ambition vient aux filles ? Résultat :  à tout juste 17 ans, j’allais représenter la jeune génération aux côtés de femmes d’exception : Françoise Giroud et Elisabeth Badinter.

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