Retour sur la conf’ « La place des femmes dans la transformation numérique »

Commentaires

en direct des réseaux !
delphine-remy-boutang

 

Le cycle de conférences inspirantes engagé fin 2016 par le Comité Réseau de Financi’Elles, en partenariat avec l’ANVIE, se poursuit. 

Le 31 janvier, dans les locaux du Village by CA, une centaine de membres de nos réseaux étaient réuni.es pour une rencontre ayant pour thème « La place des femmes dans la transformation numérique : quelles perspectives ? ». Pour aborder ce thème qui nous est particulièrement cher (voir notre dossier La transformation digitale est-elle l’avenir de la mixité et notre infographie commentée sur l’égalité des chances entre femmes et hommes dans la tech), Delphine Remy-Boutang, dirigeante du cabinet de conseil franco-britannique The Bureau et fondatrice de la Journée de la Femme Digitale. Retour sur les enseignements de cette conférence. 

Group of people working on a digital tablet.La conférence débute avec un constat chiffré : les femmes sont aujourd’hui des laissées pour compte du digital. Les effectifs du secteur du numérique ne comptent que 27% de femmes. Leur salaire est en moyenne inférieur de 10% à celui des hommes dans les catégories ingénieur.es, consultant.es et cadres.

Delphine Remy-Boutang considère cependant que la révolution numérique, qui en est seulement à ses débuts, peut être un atout dans la carrière des femmes. « Le digital a le pouvoir de modifier le constat sur l’égalité professionnelle entre les hommes et les femmes. Nous sommes dans une période de transition », a-t-elle rappelé. « La majorité des métiers de demain n’existe pas aujourd’hui. L’intelligence artificielle ou le transhumanisme, pour ne citer qu’eux, n’en sont qu’à leurs balbutiements ».

 

robotComment les femmes peuvent-elles profiter de cette révolution pour saisir des opportunités de carrière ? Pour les individus comme pour les entreprises, la recette est la même : il faut changer sa manière de travailler. L’âge ne doit pas être un frein, il suffit d’un esprit curieux et ouvert !

Delphine Remy-Boutang illustre son propos en citant l’exemple de Julie, son assistante-robot, qui organise son agenda en optimisant ses déplacements, et lui permet de libérer du temps créatif. Elle est en train de discuter avec les concepteurs de Julie afin que celle-ci puisse également s’appeler Christophe ou François…

 

Sometimes you win and sometime you learnDans le cas des entreprises, cette innovation de rupture en est à sa deuxième phase : après l’intégration d’Internet aux habitudes et codes du passé, il leur faut entamer une mutation profonde et repenser leurs façons de faire. En conséquence, il s’agit d’une problématique managériale, nécessitant en tout premier lieu l’implication du CEO, estime Delphine Remy-Boutang. Car l’évolution passe par une transformation culturelle. Il s’agit, explique Delphine, « d’accepter d’apprendre en marchant », mais également de valoriser l’échec. Le Danemark célèbre l’échec chaque 13 novembre. Cette pratique a également été introduite chez IBM. C’est enfin un critère pour obtenir des financements aux Etats-Unis. Un tel changement est possible, même pour des entreprises qui ne sont pas nativement digitales.

 

Les entreprises du secteur financier et de l’assurance sont particulièrement confrontées à ces défis, avec le développement rapide des fintechs. Leur capacité à repenser leurs services, et à construire des partenariats avec des sociétés innovantes, sera cruciale pour leur développement futur.

 

 

 

Annick Masounave, pour le blog Financi’Elles.

 

La prochaine édition du cycle de conférences de Financi’Elles se abordera la question du rapport des hommes à la mixité.

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmailFacebooktwittergoogle_pluslinkedinmail
3 votes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *