Franc succès pour le 1er FDay de Financi’Elles, en partenariat avec Mazars

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(c) Clémence Hérout

 

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Le grand amphi de Sciences Po était comble, ce mercredi 5 juillet, pour le 1er FDay, en partenariat avec Mazars. Près de 500 participant.es issu.es des 11 réseaux mixité fédérés par Financi’Elles s’y étaient donné rendez-vous pour une grande soirée dédiée à l’inspiration, la respiration et la connexion et ayant pour fil rouge une audacieuse question : « La mixité au coeur d’une image renouvelée du secteur banque/finance/assurance : pink washing ou développement durable? ».

 

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Accueilli.es dans le grand hall du prestigieux établissement d’enseignement supérieur, les participant.es ont immédiatement été immergé.es dans le sujet grâce à la scénographie imaginée et réalisée par la designeuse Flossie Félix qui avait pris le parti de mettre en scène 20 figures d’incarnation de la mixité : d’Ada Lovelace, « mère » de la programmation informatique à l’un de ses petits-fils spirituels Bill Gates (qui a décidé de léguer une partie de sa fortune à la fondation qui porte son nom et oeuvre entre autres à l’amélioration des gender datas et pour l’accès à la contraception), en passant par les Prix Nobel Pierre Curie, Malala Yousafzai, Muhammad Yunus et Barack Obama, l’égérie du leadership féminin Sheryl Sandberg et celle de la culture de la culture genderfluid David Bowie, l’inventrice du prêt-à-porter et défenseure d’une mode mariant élégance et liberté de mouvement Coco Chanel, la pionnière du journalisme d’investigation Nellie Bly, la porte-parole d’HeForShe Emma Watson etc. Après avoir traversé une galerie de paroles inspirantes exprimées par ces personnalités, les participant.es au FDay ont pu élire celle qui serait leur « avatar » pour la soirée.

 

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Celle-ci a démarré très fort, par une intervention de la Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre en charge de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, qui avait le jour-même participé à l’hommage national rendu aux Invalides à la grande Simone Veil. Portant avec conviction le message d’une mixité indispensable à la création de valeur, à la performance et à l’innovation, la Ministre a aussi rappelé l’importance de réinvestir l’objectif de mixité d’un devoir d’égalité. Affirmant son soutien à « l’initiative exemplaire » que représente Financi’Elles, et évoquant celui du Président Emmanuel Macron exprimé lors du dernier Dîner des Administratrices, elle a dit compter sur un secteur qui se révèle aujourd’hui l’un des plus favorables à la carrière des femmes (ainsi que les résultats de la dernière consultation de l’Observatoire Financi’Elles l’ont mis en évidence) pour irriguer tout le tissu économique de culture de l’inclusion.

 

DD_JcmhXUAIWs7EAprès cette stimulante allocution de la Ministre, Agnès Tran-Pommel, Directrice de la Communication des Réseaux France de BNP Paribas et co-Présidente de Financi’Elles, a pris la scène le temps d’une introduction présentant les missions de Financi’Elles, et notamment celle d’influencer positivement les dirigeant.es au niveau de nos entreprises, au niveau national, au niveau européen (via, notamment le partenariat avec Ewob) et au niveau international (via, entre autres, le partenariat noué cette année avec le Global Summit of Women) afin d’accélérer l’agenda de la mixité. Dans cette mission, Financi’Elles peut compter sur l’appui de sa prestigieuse marraine, Christine Lagarde, et de ses influentes membres d’honneur Anne de BlignièresClara GaymardArielle de Rothschild et Nathalie Rachou.

 

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C’est à Julie de la Sablière, Présidente de l’agence de communication innovante Little Wing, qui fut aussi en charge de la communication presse du mouvement En Marche! à ses débuts, que revînt de donner la première keynote de la soirée. Elle a apporté son regard de communicante sur ce qui construit une image de marque inspirante à notre ère. Clairement, pour le secteur financier, c’est bien plus la statue Fearless Girl de Kristen Visbal qui défie le Taureau de Wall Street depuis le 7 mars 2017 que la bête virile elle-même! L’avenir du secteur est indiscutablement plus du côté de l’audace que de la force, des pieds ancrés dans le sol et du regard porté loin que de l’esprit « bullish ». Le changement doit advenir et il passera par la diversification des profils, l’écoute apprenante et le renouvellement massif des pratiques. Cette méthode, c’est celle qu’a employé Emmanuel Macron pour provoquer une transformation de longue date attendue dans le monde politique, a expliqué Julie de la Sablière. S’il l’a fait, c’est que c’est bien à la portée des banquiers et des banquières, a-t-elle amené avec une espièglerie bien sentie.

 

DEALKgMW0AES0bLLes termes du débat ainsi posés, la rencontre s’est poursuivie par une table ronde sur le thème général de la soirée : « La mixité au coeur d’une image renouvelée du secteur banque/finance/assurance : pink washing ou développement durable? ». Autour d’Eric Warin, co-animateur de l’ensemble de la soirée, 5 personnalités ont livré leur point de vue sur le sujet. Garance Wattez-Richard, Responsable du Programme Emerging Customers d’AXA et Co-présidente du réseau Mix’In, a notamment insisté sur la nécessité de bien définir l’identité de la mixité, avant de se préoccuper de l’image qu’elle véhicule. Car comment engager le plus grand nombre quand c’est autour d’un consensus flou sur une idée large que l’on espèrerait provoquer un élan transformant. Il est fondamental, a-t-elle exprimé, de provoquer la discussion ouverte et franche sur ce que chacun.e met dans l’idée de mixité.

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La question fut posée telle quelle à Virgnie Chauvin, Associée membre du ComEx de Mazars et co-présidente du réseau Mazars & Elles : pour elle, la mixité, c’est la rencontre de points de vue différents, reflétant la diversité du monde et permettant le travail collectif en complémentarité des compétences. Valérie Vitter-Mouradian, Managing Director HSBC et Présidente du réseau 50/50 au féminin, a complété cette proposition en disant l’importance de la mixité pour appréhender et gérer le risque, enjeu clé s’il en est pour le secteur, avec une connaissance plus précise et une capacité de réaction plus agile. Et de citer le mot devenu de célèbre de notre marraine Christine Lagarde « If Lehman Brothers had been a bit more Lehman sisters… »

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Hervé Gouil, expert de la coopération et auteur de l’ouvrage Titanic, Avatar et le Hobbit racontent la crise financière, a fait part de sa conviction que pour transformer réellement l’image – mais aussi la réalité – du secteur, comme de l’ensemble du monde professionnel, c’est un véritablement changement de codes culturels qu’il est urgent d’opérer : le travail et l’économie doivent se défaire des « fondamentaux guerriers » dont procède l’esprit de compétition tel que nous le connaissons. Ce promoteur assidu de la coopération voit dans des façons plus horizontales d’organiser les échanges « une forme de résistance à la violence des archétypes ». Un propos qui a retenu l’attention de Guy Mamou-Mani, co-Président du groupe Open, co-fondateur du mouvement Jamais Sans Elles et inlassable promoteur de la mixité dans la tech. Pour cette icône de l’engagement des hommes en faveur de l’égalité professionnelle, « montrer, c’est démontrer » et c’est donc à l’exemplarité des femmes qui se mettent en visibilité comme des hommes qui doivent apprendre à parfois se remettre en retrait pour contribuer au partage équitable des espaces et du pouvoir, qu’il en appelle.

 

DEAPEimW0AA7zkkUne transition toute trouvée pour l’intervention de Salwa Toko, fondatrice du Programme WI-FIlles qui forme des lycéennes issues des quartiers sensibles aux métiers du codage, de l’informatique de pointe et l’innovation technologique avancée, dans un cadre non-mixte, plus favorable à leur prise d’assurance. Donnant le chiffre de 5% seulement de start-uppeuse dans les fintechs, coeur de la performance de demain pour le secteur banque/finance/assurance, Salwa Toko a invité les femmes et les hommes présent.es dans l’assemblée à devenir des partenaires quotidiens de la stimulation des vocations féminines dans les filières scientifiques et technologiques. Chacun.e peut agir, chaque jour, en ce sens : en démontant les stéréotypes « geeks » auprès des jeunes filles de son entourage, en donnant leur opportunité de faire un stage ou de décrocher un emploi à celles qui n’ont pas a priori pas la tête de celui-ci, en soutenant les initiatives qui, comme WI-FIlles créent de petits miracles. Pour preuve : la promo 2014-2017 des lycéennes investies dans WI-FIlles fait un carton plein au baccalauréat, avec une belle proportion de mentions et pas mal d’inscriptions en classe préparatoire pour la rentrée.

 

DD_YaZ7XoAEjctdMarie Donzel a ensuite passé un homme à la question : Pierre Deheunynck, ancien DRH chez Danone, ex-DGRH du Groupe Crédit Agricole S.A., aujourd’hui DGA d’Engie en charge des Ressources Humaines. On a demandé à ce grand DRH passé par divers secteurs où se situait la différence entre une politique « pink washing » de représentation de quelques femmes au plus haut niveau de la hiérarchie et une véritable politique d’égalité professionnelle embarquant l’ensemble de l’organisation dans un mouvement durable de transformation? Tout en insistant sur la nécessité sans conteste d’engager la transformation à tous les échelons de l’organisation et de promouvoir une mixité porteuse des valeurs d’égalité, il a dit l’importance de poursuivre l’effort de mixité dans les cercles dirigeants, car la présence des femmes y exerce un véritable pouvoir de « rôle modèle ». En témoigne la croissance spectaculaire de CV de femmes que son groupe a reçus depuis qu’isabelle Kocher en est à la tête. Oui, selon lui, les choses changent quand les femmes arrivent au pouvoir, mais ce n’est pas sans créer encore d’effets surprises qu’il trouve déplacés : il s’étonne par exemple que l’on commente si fréquemment dans les médias la tenue de sa patronne et qu’on l’interroge incessamment sur sa vie familiale, tandis qu’on ignore tout ou presque de celle de ses alter ego masculins. L’étape à franchir aujourd’hui est celle de la banalisation du partage des responsabilités dans la valorisation des effets vertueux de la diversité. 

 

DD_dkSSXsAAx6iODelphine Maisonneuve a clôturé ce FDay par un discours aussi vibrant qu’engageant : se félicitant de l’enthousiasme du public de la soirée, composée de personnes toutes en capacité de porter le changement dans nos organisations, au quotidien, elle a a lancé un défi : que ce qui se passe aujourd’hui dans le monde politique français, avec pour la première fois près de 40% de femmes à la chambre basse du Parlement, soit regardé comme l’exemple à dupliquer d’une transformation des usages et des visages pour innover, pour progresser, pour partager, pour s’enrichir mutuellement et entraîner, depuis la position stratégique qui est celle de la banque/finance/assurance, toute l’économie dans le mouvement qui articule de nouvelles relations femmes/hommes avec de nouveaux modèles de croissance. 

 

Marie Donzel, pour le blog Financi’Elles

 

L’équipe du FDay remercie tout particulièrement le Comité Communication de Financi’Elles (Ariane Benard-Mechler, Corinne Couteau, Christine Laroulandie, Valérie Leselbaum, Anne-Sylvie Piot et Astrid Scalbert) ainsi que les bénévoles des réseaux mixité qui ont prêté main forte à la préparation de l’événement et à l’accueil des participant.es.

 

A suivre :

  • Le reportage photo du FDay
  • Le photocall du FDay
  • La soirée vue par le dessinateur de presse Loïc Schvartz
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