Interview de Sylvaine Emery, HUMANIS EQUILIBRES, réseau d’Humanis

Commentaires

Non classé
Sylvaine Emery

 

Sylvaine EmerySylvaine, pouvez-vous en quelques mots revenir sur la création du réseau chez Humanis ?

Une première tentative de création de réseau, initiée il y a quelques années, n’avait pas abouti par manque de méthode : le management n’avait pas été assez associé à la réflexion, donc la démarche n’a pas vraiment pu se concrétiser. C’est ce constat d’échec initial qui a enclenché une nouvelle vague de réflexions. C’est à la faveur d’un contact entre notre Directeur Général et Anne Guillaumat  de Blignières, l’une des fondatrices de Financi’Elles, que la décision a été prise d’y adhérer. Dès lors, le projet de réseau redevenait d’actualité.

La direction générale avait pour objectif d’atteindre non seulement un bon niveau de mixité dans les organisations, mais aussi un équilibre d’ensemble, grâce à une certaine diversité de profils et de parcours. Un comité d’influence s’est constitué sur la base du volontariat, avec trois membres du Comex et trois membres de la Communauté des Managers d’Humanis qui regroupe les deux cents principaux managers.

Il s’est agi de définir la ligne de conduite et les missions du réseau. Pour ne pas rater la cible, le comité s’est fait accompagner par Véronique Préaux-Cobti, fondatrice et directrice générale de Diafora. Cette experte des questions de mixité a développé le concept de bilinguisme pour expliquer à quel point les univers féminins et masculins ont chacun leur propre langage qui existent en parallèle l’un de l’autre dans l’entreprise.

Un premier comex stratégique s’est tenu pour s’assurer de l’adhésion du haut management, condition sine qua non pour faire bouger les lignes. Puis une deuxième séance de réflexion interactive a réuni les soixante principaux dirigeants, afin d’ébaucher la feuille de route du réseau, en formalisant sur le papier ce qu’il était et ce qu’il n’était pas. Dans un deuxième temps, les deux cents managers ont été conviés à se positionner et soixante d’entre eux ont souhaité participer au lancement du réseau.

Une série d’afterworks a permis de réfléchir plus librement aux objectifs et aux actions à mettre en place. Ainsi ont été décidés les ateliers de développement personnel consacrés à la confiance en soi, et ceux consacrés aux « elevator speech ». Cinq personnes se sont portées volontaires pour les animer, donc nous ne recourons pas à des coachs externes.

Nous avons également créé un espace dédié à Humanis Equilibres sur notre intranet afin de partager toutes les initiatives.

 Pourquoi ce nom de « Humanis Equilibres » ?

Il reflète à la fois la volonté de plus d’équilibres dans les différentes organisations, équipes, strates hiérarchiques du groupe. Et plus d’équilibre, cela commence par plus de mixité. En ceci le bilinguisme théorisé par Véronique Préaux Cobti a été très révélateur pour nous tous. Comprendre les différences est une première façon de les accueillir et de prendre conscience de nos a priori et pensées limitantes : c’est une question de point de vue.

Ce nom reflète aussi notre souhait d’un réseau mixte et bienveillant. Par exemple, la recherche d’équilibre entre vie professionnelle et vie privée n’est pas une préoccupation strictement féminine, contrairement à l’idée répandue. Selon les phases de vie, chacun peut avoir la volonté et la possibilité d’accélérer sa carrière ou au contraire de prendre un temps de pause.

Quand et comment avez-vous entendu parler de Financi’Elles ?

C’est par le biais d’Anne Guillomat de Blignières, aujourd’hui membre d’honneur de Financi’Elles. La nécessité pour le groupe Humanis de participer à cette dynamique a semblé évidente et s’est traduite par l’adhésion à cette fédération de réseaux.

L’adhésion à Financi’Elles vous a-t-elle conféré un nouveau souffle, induit de nouvelles idées d’actions à déployer ?

Participer à une fédération de réseaux avec chacun son degré de maturité et son expérience permet d’éviter certains écueils, puisque nous bénéficions de retours d’expérience sur ce qu’il faut éviter de faire et ce qui fonctionne mieux.

Mais cela nous inspire également dans notre gouvernance : nous allons par exemple nous appuyer sur Financi’Elles et la pratique des différents réseaux pour organiser notre développement.

Enfin, la volonté de Financi’Elles de décentraliser ses actions rejoint nos préoccupations : nous sommes présents dans les territoires et sommes heureux de pouvoir faire bénéficier en régions des conférences organisées. C’est cela aussi l’équilibre !

Quel message voudriez-vous passer à de nouvelles adhérentes à Financi’Elles ?

Rejoindre Financi’Elles, c’est avant tout adhérer à certaines valeurs. D’un point de vue parfaitement pragmatique, nous côtoyons désormais d’autres réseaux plus anciens, avec une pratique plus longue qui fait gagner un temps considérable dans les réflexions et la mise en œuvre des actions de terrain. Enfin, grâce au partage des bonnes pratiques, nous avons l’occasion d’échanger avec d’autres réseaux bien structurés, visibles, qui nous donnent également accès à des événements de qualité. C’est aussi une bonne façon de se « benchmarker » en matière de mixité.

 

Interview conduite par Lucile Gubler, pour le blog de Financi’Elles.

 

Facebooktwittergoogle_pluslinkedinmailFacebooktwittergoogle_pluslinkedinmail
0 votes

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *